Alain Jugnon
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pour en finir avec la mort des poètes

Il faut arrêter. Arrêter de dire et de penser ça. Les poètes ne meurent pas fous. Par exemple, Nietzsche n’est pas mort fou, il est mort Nietzsche, corps de Nietzsche. De la même manière, Isidore Ducasse, le comte de Lautréamont, n’est pas mort fou, il est mort Ducasse, corps de Ducasse. Antonin Artaud, le Momô, n’est pas mort fou, il est mort Artaud, corps d’Artaud.
Les corps des poètes suent la vie. Et quand les poètes meurent, ils sèchent. Voilà tout. Les corps des poètes poètent jusqu’à leur dernier souffle de vie pulmonaire. Ces corps-là : corps de Nietzsche, corps de Ducasse et corps d’Artaud. C’est ce qu’il faut démontrer.

Pour en finir avec la mort des poètes (préface de Patrick Chavardès)


Format : 13 x 20 cm, 110 pages, 13 €, ISBN 978-2-9541466-0-7


« Pour Jugnon, pas de poème sans corps à corps. Sang, sueur, larmes sont l’âme du poème. Le poète va au feu qui le brûle et ressemble étrangement à l’être humain car il est indéfinissable. Ainsi Artaud, corps-poème en errance, en souffrance, toujours défait, toujours se reformant autour de la plaie.
L’approche de la poésie par Jugnon est la plus corporelle et la plus matériologique qui soit. Le poème s’exprime par tous les orifices. »
Patrick Chavardès

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